Marchés, justice et la coopérative comme institution politique

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Date: 
27 septembre, 2018 - 28 septembre, 2018

The Chaire de Coopération Guy Bernier

La coopérative est-elle une meilleure structure de la firme? Amène-t-elle l’entreprise à mieux jouer son rôle dans le marché étant donné sa structure de propriété, ses modes de gouvernance et ses valeurs organisationnelles? Est-elle plus à même de satisfaire les exigences de la justice sociale, telles que protéger la liberté, l’égalité ou l’efficience en société? 

La Chaire de Coopération Guy Bernier organisera un colloque international sur les questions de propriété de l’entreprise, de gouvernance et de valeurs organisationnelles ainsi que leurs conséquences en matière de justice sociale, tant d’une perspective normative que théorique. Le colloque se tiendra à l’Université du Québec à Montréal, les 27-28 Septembre 2018.

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Selon un point de vue dominant chez les spécialistes en gouvernance et en gestion, la société par actions, et non la coopérative, est la structure de la firme la plus désirable. Mais cette littérature accorde peu de place aux justifications profondes des marchés économiques, à ce qu’est un régime politico-économique juste, et à ce qui devrait nous amener à préférer une structure de la firme à une autre. Une partie de la littérature en philosophie politique et en sciences humaines discute des enjeux liés à la justice sociale et à l’équité dans le marché, mais on s’y intéresse peu aux organisations privées du marché et aux implications des théories de la justice pour la structure de la firme. Selon un point de vue assez courant dans cette littérature, si un tel point de vue existe, la coopérative est la structure de la firme la plus désirable : elle incarne d’autres valeurs organisationnelles, elle ne se focalise pas uniquement sur la recherche du profit; elle protège le mieux contre une concentration injuste de la richesse, du pouvoir économique et du pouvoir politique.

Quel groupe devrait posséder les organisations privées du marché? Les investisseurs, les travailleurs, les consommateurs ou d’autres groupes? Quels devraient être les modes de gouvernance spécifiques de ces organisations? Quelles devraient être leurs valeurs? Ces questions auront des implications importantes pour des questions de justice sociale. Les organisations du marché sont riches, puissantes et elles ont un impact sur la vie d’un grand nombre d’individus au quotidien, notamment puisqu’elles en emploient un grand nombre.

Région: 
Location: 
Chaire de Coopération Guy Bernier-UQÀM
Montréal  Québec
Canada
Categories: 
Co-operatives
International CED
Research & Development